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« Tout seul on va plus vite,
Ensemble on va plus loin ! »

Atelier "Transition" - Traces

10 / août / 2017

Contexte :

  • Animé par Manuela JIMENEZ, formatrice aux CEMEA
  • Dans le cadre de la journée de réflexion et d’échange du 9/12/2016 sur le thème : « Plus des tout petits, pas encore des grands : Comment accueillir les enfants de 2,5 à 6 ans en ATL ? »
  • 13 participants ont participé à cet atelier

Exercice 1 : Partons de notre vécu…

Après un tour de présentation, Manuela nous invite à réfléchir sur une situation personnellement vécue, qui a amené un petit ou grand changement, puis à définir les émotions que cette situation a suscitées. Euphorie, enthousiasme, excitation, liberté, amour, peur, incompréhension, insécurité, questionnement, odeurs dérangeantes, découragement, stress, incertitude, perte de repères ont été cités.

Nous constatons qu’il y a différentes manières de vivre un changement et que plusieurs types d’émotions émergent, selon le contexte (changement volontaire ou non, petite ou grande transition).

Manuela nous demande de faire le lien par rapport à l’enfant qui vit cela en accueil extrascolaire.

Une transition, c’est une perte de repère, une rupture. C’est quitter une relation pour une autre relation. Gérer des émotions, c’est énergivore. Il est donc intéressant de réfléchir à la manière d’accompagner l’enfant, de l’aider afin d’éviter qu’il soit inhibé, sinon il ne pourra pas s’investir dans les activités et les relations.

Exercice 2 : En pratique…

Que peut-on mettre en place pour lui amener une sécurité affective et une continuité ?

En sous-groupes, nous réfléchissons sur des repères spatiaux, temporels et par rapport aux différentes personnes qui vont accompagner l’enfant, en envisageant les 5 sens. Nous mettons en commun nos idées, les questions que l’on se pose, ce sur quoi on a envie de travailler.

  • Sous-groupe sur les repères en lien avec les différentes personnes qui accompagnent l’enfant :


Discussion en commun : nous nous questionnons sur la manière dont les informations concernant l’enfant circulent. Un carnet de communication utilisé à tout bout de champ est-il efficace ? Echanges écrits, verbaux (exemple de la petite école où l’instit vient plus tôt le matin pour discuter) ? Le point de vue du personnel accueillant sur le développement de l’enfant est-il pris en compte par le personnel enseignant ou est-ce trop hiérarchisé ? Les temps de travail sont-ils cohérents, favorisent-ils le professionnalisme des accueillants ?

  • Sous-groupe sur les repères spatiaux :

    Discussion en commun : un espace modulable, partagé entre les intervenants, est imaginé. L’aménagement serait pensé avec les enfants. Les équipes pédagogiques et accueillantes seraient solidaires pour préparer le lieu pour l’activité à venir. Dans la réalité, les classes sont la propriété des enseignants. Il y a pas mal de conditions à mettre en place pour que les équipes soient considérées d’égal à égal, qu’elles partagent un langage commun et se respectent. Il est impératif de redonner une dimension plus humaine aux écoles « mammouths ».
    Sous-groupe sur les repères temporels :

Discussion en commun : le matin pourrait être un temps de partage, en plus des présences. Le soir, c’est plus difficile car les enfants ont besoin de se défouler. L’enfant a une notion du temps différente de l’adulte, plus axée sur agréable / pas agréable. L’enfant a besoin de rythmes constants. Anticiper semble important. Quelle serait l’alternative à la sonnerie ? Les enseignants mettent en place des outils visuels pour que les enfants puissent se situer dans le temps scolaire, oubliant souvent l’extrascolaire alors que de plus en plus de petits arrivent tôt le matin et partent tard le soir.

Manuela conclut l’atelier en pointant l’importance de travailler ENSEMBLE pour y arriver.

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